mercredi 31 octobre 2007

Carnet du pèlerin : 2.- Couverture Santé

Pour la couverture maladie en l'Espagne, il faut avant le départ de La Réunion, prendre la Carte Européenne d'assurance maladie (CEAM).

Lors d'un séjour temporaire dans un Etat membre de l'Espace économique européen (EEE), ce document vous permet de bénéficier de la prise en charge des soins médicalement nécessaires.

La CEAM remplace définitivement les formulaire E 111 et E 111 B (utilisés pour les touristes), ainsi que les formulaires E 110, E 119, E 128 utilisés jusqu'à présent pour les séjours temporaires en Europe.

La Carte européenne est valable pour un séjour temporaire (à l'occasion de vacances, d'un détachement professionnel, d'un stage, d'un séjour linguistique ou d’une randonnée, par exemple).

Délivrée gratuitement dans un délai de deux semaines à la demande de l'intéressé par les caisses primaires d'assurance maladie (CPAM) ou auprès du RSI (Régime spécial des indépendants) si vous êtes “indépendants”, la CEAM se présente sous la forme d'une carte plastique non électronique distincte de la carte Vitale. Il s'agit d'une carte nominative et individuelle.

Elle a une durée de validité maximale d'un an.

* La carte européenne d'assurance maladie peut être présentée dans les Etats suivants :

Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Lituanie, Liechtenstein, Luxembourg, Malte, Norvège, Pays Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Royaume Uni, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse.

dimanche 28 octobre 2007

Les chambres d'hôte “désormais encadrées”

Jacques Clouteau qui publie le “Miam-Miam-Dodo”, bible référence sur les services autour du Camino, communique la nouvelle réglementation des chambres d'hôte (décret n° 2007-1173 du 3 août 2007) et sa prise en compte dans l'édition 2008 du-dit Miam-Miam-Dodo. Quelques extraits sur les chambres dites d'hôte :

- une chambre d'hôtes est une chambre meublée située chez l'habitant, ou dans un bâtiment annexe, qui est louée au touriste à titre onéreux pour une ou plusieurs nuitées.
- la capacité maximum est de 5 chambres et 15 personnes
- l'accueil doit être assuré par l'habitant
- chaque chambre doit donner accès à une salle d'eau et à un WC (le texte ne précise pas si cet accès est exclusif de la chambre ou peut être réservé à plusieurs chambres)
- l'exploitant doit fournir le linge de maison (draps, serviettes)
- l'exploitant doit faire une déclaration en mairie
- si l'exploitant en fait profession et en tire la majorité de ses revenus (sauf pour les agriculteurs), il doit s'inscrire au registre du commerce.
- l'exploitant doit demander à la recette locale des douanes une petite licence du 1er groupe pour servir au petit déjeuner café, thé ou jus de fruits.
.../...
Conclusion :
- certains termes utilisés jusque là, comme "chambre chez l'habitant", vont disparaître du “Miam-Miam-Dodo”;
- ceux qui louaient des "chambres d'hôtes" avec les draps en plus pour 3 euros vont devoir abandonner cette pratique ou devenir gîte d'étape;
- ceux qui ne donnaient pas de petit déjeuner (c'est rare) vont devoir s'y mettre;
- ceux qui ne pratiquent pas l'accueil tel que précédemment défini s'appelleront désormais sur nos plans "gîtes" (moins de 12 places) ou "gîtes d'étape" (plus de 12 places);
- ceux qui ont à la fois gîte et chambres d'hôtes conserveront bien entendu les deux termes.



Carnet du pélerin : 1.- En cas d'urgence faites le 112

Nous commençons une série de fiches indispensables pour votre Carnet de route du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Priorité à “Santé et urgence”.

En cas d'urgence faites le 112. C'est un numéro de téléphone gratuit et valable sur l’ensemble du territoire espagnol. On vous y répondra en espagnol, mais aussi en anglais, français et allemand dans les zones touristiques.

Les pays utilisant le 112 comme numéro d’appel unique et gratuit pour tous les services d’urgence (pompiers, police, ambulance, assistance médicale) sont :

* Les pays de l’Union européenne sauf la Bulgarie (mais y compris la partie turque de Chypre) ; ceux-ci doivent adhérer à la charte commune européenne concernant les conditions d’accès et de mise en œuvre (dont la gratuité et l’utilisation depuis tout téléphone identifiable)
* Les 4 pays de l’Association européenne de libre-échange : l’Islande, la Suisse, le Liechtenstein, et partiellement la Norvège (pour celle-ci le 112 aboutit encore à la police, mais le projet de prise en charge complète des autres types d’appels est en cours par la réorganisation des centres d’appel).
* Les autres petits pays enclavés dans l’Union européenne et ayant des accords de coopération renforcée avec l’Union européenne : Andorre, Monaco, Saint-Marin, le Vatican.
* Les pays candidats à plus ou moins long terme à l’Union européenne, et engagés dans des coopérations renforcées au sein de l’Espace économique européen : la Croatie, la Serbie, la République de Macédoine et la Turquie.
* La plupart des territoires et dépendances européennes hors de l’Union des pays membres : Åland, les Îles Féroé, Jersey, Guernesey, l’Île de Man, ainsi que les zones de souveraineté britannique à Chypre.

Enfin, n'oubliez pas que tout au long du parcours, en Espagne, il est possible de se faire soigner gratuitement dans les “Centres de Salud” où les pèlerins ont priorité.

(à suivre)

mardi 23 octobre 2007

Robert Furlong nous écrit depuis l'île Maurice

« Robert Furlong, vous connaissez ? Si à l'île Maurice on connaît le chercheur en sciences humaines ou l'ex-cadre de l'Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT), on connaît moins le marcheur… Passionné de randonnée, Robert Furlong (c'est bien de lui qu'il s'agit) est de ces marcheurs qui ont fait le chemin de Saint-Jacques de Compostelle depuis Saint-Jean Pied-de-Port, dans les Pyrénées Atlantiques… »

Ainsi présentions-nous, le 13 octobre dernier, ce grand marcheur, voisin de notre île, pèlerin à trois reprises du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Après avoir pris connaissance de notre écho, Robert Furlong nous adresse un salut amical depuis l'île Maurice en ces termes :

“Bonjour! Merci d'avoir fait état de "mes" chemins et heureux de savoir que je partage aujourd'hui cette émotion avec mes voisins réunionnais. Mes chroniques de 2004 peuvent être lues sur http://pages.intnet.mu/rfurlong/ Ce sont des fichiers .pdf, un peu lents à charger, un peu déformés par la mise artisanale en .pdf... mais c’est disponible en partage ! Entre temps, j'ai refait le chemin en 33 jours du 19 juin au 23 juillet de cette année 2007 ! Ultreia ! Et à votre disposition pour des astuces sur le chemin.”

Robert FURLONG, île Maurice

Notez-le ! Une nouvelle halte sur le Piémont pyrénéen

Pamiers est aujourd'hui totalement installé comme halte sur chemin de Saint-Jacques de Compostelle. En fait depuis un an, depuis qu'au sein de l'évêché une halte a été aménagée pour les pèlerins (une hôtellerie). Elle s'insère dans un dispositif qui double la quatrième route de pèlerinage, celle d'Arles qui passe par Toulouse, Auch, Oloron, etc. Cette route annexe est dite de Piémont pyrénéen, elle passe par Narbonne, les Corbières, Fanjeaux, Mirepoix, Pamiers, puis Saint-Lizier et au-delà. « Jusqu'à l'an dernier, il passait peu de pèlerins par cette voie, car chez nous il n'y avait pas de halte », explique René de Laportalière qui fait partie de l'équipe des accueillants. En fait tout ce petit monde des « Jacquaires » a mis les bouchées doubles et c'est ainsi que quatre nouvelles haltes ont été ouvertes en basse Ariège : une avant Mirepoix, une autre à Mirepoix même, une autre au Carlaret (dans l'ancienne lampisterie de la gare devenue bien privé) et enfin à Pamiers à l'évêché, où plusieurs chambres sont proposées permettant l'hébergement d'une dizaine de personnes.

Concrètement comment se déroule l'accueil à Pamiers ? Les pèlerins ont les coordonnées téléphoniques de l'hospitalier de service (on se transmet en fait un téléphone portable entre bénévoles). Celui-ci accueille le visiteur, l'installe et lui procure son repas, à moins que le pèlerin, s'il le veut, soit accueilli à table au sein de quatre familles à Pamiers qui ont demandé à recevoir des jacquaires. Le matin, il peut entendre la messe de l'évêque. « Croyez-moi, qu'ils soient croyants ou pas, on ne demande rien à personne, je n'ai jamais vu personne refuser d'assister à cet office ! », note René.

Ce dernier signale une tradition : l'accueillant accompagne le pèlerin jusqu'au pont qui marque la sortie de la ville, point de départ vers l'étape suivante, le Mas d'Azil. Il n'en coûte rien au voyageur, sinon ce qu'il veut bien mettre dans l'urne.

Renseignements sur l'accueil à Pamiers sur le chemin de Saint-Jacques au 06 64 32 16 09.

(source : La Dépêche 09.08.2007)

lundi 22 octobre 2007

Un bon entrainement : le walking !

“Walking”, vous connaissez ? Ce mot angais signifie marcher. Compromis entre la ballade tranquille et la course, la marche dite rapide est une activité idéale pour rester en forme sans souffrir. Les articulations sont peu sollicitées et cette pratique douce permet d'améliorer la musculation et le système cardiaque. Idéale pour vous préparer au Chemin de Saint-Jacques de Compostelle !
« Par rapport au jogging, la marche rapide demande moins de flexions du genou et assure un meilleur contrôle des appuis, souligne dans le quotidien Le Monde Christophe Baudot, médecin à la Clinique du Sport de Bordeaux. C'est un moyen très efficace non seulement pour lutter contre la surcharge pondérale, mais surtout pour combattre l'arthrose.»
Pour pratiquer le « walking », vous avez l'embarras du choix des chaussures dans les magasins d'articles de sport. Quelques étirements avant de se mettre en route, plusieurs gorgées d'eau avant, pendant et après la marche, et vous adopterez très rapidement une allure qui ira de 4 km/h au début à 6 voire 8 km/h avec plus d'entrainement.
Très important : il faut toucher le sol d'abord avec le talon, éviter de grandes enjambées mais en faire beaucoup. C'est la vitesse de la marche et non la longueur des pas qui permet de modeler les muscles.

dimanche 21 octobre 2007

Le saviez-vous ? Un artiste chinois sur le Chemin de Saint-Jacques

En 2004, Ji Dahai fait le choix de quitter la Chine et de partir sur les Chemins de Saint-jacques et compose des estampes tout au long de on chemin. « Voyager à pied sans dépendre de moyens de locomotion sur un chemin historique et spirituel, contempler la beauté de la nature, dialoguer entre les différentes cultures, rechercher au fond de soi-même le sens de la vie... tout cela me donne envie de partir. » Ainsi, Ji Dahai relate " son " chemin de Compostelle

Né en 1968, Ji Dahai a eu la chance de recevoir très jeune l'enseignement de grands maîtres comme Lai Shaoqi qui l'a mené sur la voie de la recherche personnelle dans la peinture traditionnelle chinoise. Issu de l'université des langues étrangères de Beijing, il a reçu une éducation en langue et civilisation françaises. Inspiré par ses nombreux voyages en Chine hors des sentiers battus et par des grands artistes d'antan comme Shen Zhou, Shi Tao, Jin Nong, Ji Dahai essaie d'exprimer son temps. Pour les besoins de sa peinture et de sa création, il a choisi de vivre à Songzhuang, le village des artistes de Beijing où il expose en permanence ses œuvres au 105 Lama village.

Après ses expériences sur les routes de pèlerinages bouddhistes et taoïstes, il est venu inscrire sa quête entre Le Puy-en-Velay et Saint-Jacques-de-Compostelle en 2005. Il est le premier artiste chinois à avoir parcouru à pied pendant deux mois cet itinéraire, auquel il a consacré son carnet de voyage, un très beau livre de 70 aquarelles intitulé "Un artiste chinois, pèlerin de l'art, sur les chemins de Compostelle".

L'Association “Les Amis de saint Jacques à La Réunion” espère faire venir à La Réunion cet artiste au cours de l'année 2008.