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samedi 13 octobre 2007

Du côté de l'île Maurice

Robert Furlong, vous connaissez ? Si à l'île Maurice on connaît le chercheur en sciences humaines ou l'ex-cadre de l'Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT), on connaît moins le marcheur… Passionné de randonnée, Robert Furlong (c'est bien de lui qu'il s'agit) est de ces marcheurs qui ont fait le chemin de Saint-Jacques de Compostelle depuis Saint-Jean Pied-de-Port (notre photo), dans les Pyrénées Atlantiques. Une première fois avec son fils cadet âgé de 15 ans, en quatre périodes, à raison de 250 km par an. La dernière fois, en solitaire, d'une seule traite, en 2004. Durant tout son dernier parcours, il a livré ses aventures aux lecteurs du quotidien “Le Mauricien” sous la rubrique “Chemin faisant”, à raison de deux ou trois articles par semaine. Originalité de ces narrations : un récit en trois temps. D'abord son bâton raconte l'itinéraire et ses péripéties, ensuite Ravida, la peluche, évoque les rencontres au fil des étapes ; et c'est au sage Toukârâm que revient le mot de la fin.
Les raisons de sa motivation ? « Beaucoup de gens viennent sur cette route, le Camino Frances, pour partager une expérience et aller à la rencontre des autres dans un contexte privilégié. Certains sont motivés par le côté sportif, d'autres peuvent être des préretraités qui ont encore quelques années à tuer avant de se retrouver hors cadre. On rencontre aussi des couples qui veulent vivre une expérience rare à deux. Ce chemin permet aussi de découvrir le formidable patrimoine culturel et paysager du Nord de l'Espagne. Mais c'est aussi un pèlerinage, un chemin de pénitence, et c'est pour beaucoup de ceux qui le font, un acte de foi ou une quête spirituelle. On dit généralement qu'il existe autant de chemins que de pèlerins… En ce qui me concerne, je pratique la marche depuis l'adolescence. J'ai même la manie de toujours allonger les parcours… Mais j'ai commencé à m'intéresser au Chemin de Saint-Jacques, par simple curiosité, depuis le jour où j'ai vu pour la première fois cette drôle de tour, dénommée Tour Saint-Jacques, qui se trouve en plein cœur de Paris ».

vendredi 5 octobre 2007

Ils sont fous ces Gaulois !


Marcher pieds nus : de plus en plus d'adeptes s'en vont nu-pieds pour des randonnées. Ils sont de Nantes, de Brest, de Paris et même de Belgique. Les initiatives se multiplient via un site Internet. Plus de chaussures ni chaussettes, comme un moyen de se faire du bien. Témoignages recueillis par le quotidien breton Ouest France (5.10.2007).

Martial Nevo, 55 ans, commercial, Crach (Morbihan).
« Nous sommes nés sans chaussures, donc pourquoi ne marcherait-on pas pieds nus ? C'est pour ça que j'ai décidé d'initier des randonnées « nu-pieds » à Auray. Le but, c'est de se faire plaisir et de marcher là où on marcherait d'habitude, mais sans chaussures ! Il s'agit juste de faire attention où on met les pieds. Mais au bout d'un moment, ça devient instinctif. L'été, c'est très facile. L'hiver, les sensations ne sont pas les mêmes. C'est plus difficile... »
Emmanuel, 32 ans, profession judiciaire, Caen
: « Quand on marche pieds nus, le pied s'épanouit, il s'élargit. Donc c'est dur de remettre des chaussures après, parce qu'on le compresse et ce n'est pas très agréable. Avant, j'étais un fanatique de chaussures, maintenant je n'ai plus que deux paires ! Je fais des économies... Sans compter qu'au niveau des odeurs, il y a des vertus à marcher pieds nus. Le pied ne macère pas. »
Colette, 54 ans, agent de service dans une maison de retraite, Sainte-Anne-d'Auray.
« La première fois que j'ai fait une randonnée, j'ai pris des chaussures dans mon sac à dos, au cas où. En fait, c'est très facile de marcher sur du bitume. Côté féminité, ce n'est pas ce qu'il y a de mieux, mais je me sens mieux depuis que je marche pieds nus. Au travail, j'ai passé un accord tacite avec mes collègues : cela me permet de travailler pieds nus et de me sentir bien. »
Fabrice, 36 ans, responsable abonnements presse, Paris
: « Marcher pieds nus, c'est une drogue. Je suis obligé de porter des chaussures pour mon travail, mais, le vendredi soir, je les enlève et je ne les remets que le lundi matin. Je me balade souvent pieds nus dans Paris et c'est très agréable. C'est plus facile dans les grandes villes : l'anonymat préserve de certains regards. »
Caroline et Thomas, de Rennes, étudiants pédicures-podologues
: « C'est très bon de marcher pieds nus, notamment pour la circulation sanguine. Le pied développe un système de résistance et réagit naturellement. C'est plus facile pour les jeunes qui ont des pieds plus résistants. Les personnes âgées peuvent être un peu moins ouvertes à cette pratique. La semelle de la chaussure amortit les chocs. Pieds nus, on les ressent davantage. Ça peut perturber certaines personnes. »