dimanche 21 octobre 2007

Le saviez-vous ? Un artiste chinois sur le Chemin de Saint-Jacques

En 2004, Ji Dahai fait le choix de quitter la Chine et de partir sur les Chemins de Saint-jacques et compose des estampes tout au long de on chemin. « Voyager à pied sans dépendre de moyens de locomotion sur un chemin historique et spirituel, contempler la beauté de la nature, dialoguer entre les différentes cultures, rechercher au fond de soi-même le sens de la vie... tout cela me donne envie de partir. » Ainsi, Ji Dahai relate " son " chemin de Compostelle

Né en 1968, Ji Dahai a eu la chance de recevoir très jeune l'enseignement de grands maîtres comme Lai Shaoqi qui l'a mené sur la voie de la recherche personnelle dans la peinture traditionnelle chinoise. Issu de l'université des langues étrangères de Beijing, il a reçu une éducation en langue et civilisation françaises. Inspiré par ses nombreux voyages en Chine hors des sentiers battus et par des grands artistes d'antan comme Shen Zhou, Shi Tao, Jin Nong, Ji Dahai essaie d'exprimer son temps. Pour les besoins de sa peinture et de sa création, il a choisi de vivre à Songzhuang, le village des artistes de Beijing où il expose en permanence ses œuvres au 105 Lama village.

Après ses expériences sur les routes de pèlerinages bouddhistes et taoïstes, il est venu inscrire sa quête entre Le Puy-en-Velay et Saint-Jacques-de-Compostelle en 2005. Il est le premier artiste chinois à avoir parcouru à pied pendant deux mois cet itinéraire, auquel il a consacré son carnet de voyage, un très beau livre de 70 aquarelles intitulé "Un artiste chinois, pèlerin de l'art, sur les chemins de Compostelle".

L'Association “Les Amis de saint Jacques à La Réunion” espère faire venir à La Réunion cet artiste au cours de l'année 2008.

Un Guide précieux et gratuit


Vous envisagez de partir sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle au départ de la ville du Puy-en-Velay. Rendez-vous sur le site Internet de l'Office de Tourisme de cette ville pour télécharger le “Guide d'informations pratiques à l'usage des pèlerins et des randonneurs” (http://www.ot-lepuyenvelay.fr/images/arc/j7.html).

Ce document gratuit de 28 pages vous permettra de consulter la carte de la région (Le Puy-en-Velay, Aubrac, Conques jusqu'à Figeac), connaitre les accès du Puy-en-Velay, vous orienter dans la ville, avoir un aperçu historique, découvrir la liste des hébergements, recueillir des informations religieuses (créanciale, messes, bénédictions) et des adresses utiles.

samedi 20 octobre 2007

Le saviez-vous ? Un saint Jacques le Majeur vendu 20 millions d'euros !

Un saint Jacques le Majeur réalisé par Rembrandt en 1661, au sommet de son art, a été vendu chez Sotheby’s à New York le 25 janvier de cette année pour 25,8 millions de dollars (près de 20 millions d’euros). D’une dimension de 91 x 71 cm, cette huile sur toile faisait partie depuis soixante ans d’une collection privée américaine. Le nouveau propriétaire du chef d’œuvre a préféré garder l’anonymat et a effectué la transaction par téléphone.

Le portrait, qui est signé en toutes lettres a vu le jour dans une période difficile de la vie de Rembrandt. En 1656, le peintre avait en effet dû céder sa maison et ses biens. Mais il avait mûri sur le plan spirituel et artistique, et sa production s’accrut dès lors considérablement. C’est l’époque où il réalisa une série de figures d’apôtres et d’évangélistes représentés à mi-corps grandeur nature. Un autoportrait de Rembrandt en saint Paul montre à quel point le peintre se sentait interpellé par l’auteur des épîtres. L’apôtre saint Jacques le Majeur occupe une place à part dans l’œuvre tardive de Rembrandt puisque le personnage est peint de profil vers le droite, ce qui est une pose peu commune pour Rembrandt. Le réalisme avec lequel le disciple, marqué par la vie, a été représenté, la palette sombre et éclatante à la fois et l’intériorisation clairement perceptible confèrent à l’œuvre toute sa spiritualité. Celle-ci est encore renforcée par la posture parfaitement droite de l’apôtre et par ses fortes mains.

Le tableau de Rembrandt a une superbe provenance, qui remonte de façon démontrable jusqu’au 18e siècle. C’est par l’entremise du marchand d’art Joseph Duveen que la toile a pris jadis le chemin des Etats-Unis. Elle s’y trouvait depuis lors dans une collection privée. Elle a récemment figuré dans l’exposition consacrée aux portraits religieux tardifs de Rembrandt, organisée à la National Gallery de Washington et au Paul Getty Museum de Los Angeles.

mardi 16 octobre 2007

Sur le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle : Jean-Marie Leblanc

Après 32 Tours de France comme coureur, journaliste à la Voix du Nord puis à l’Equipe, et directeur (18 ans), Jean-Marie Leblanc témoigne dans un livre intitulé "Diriger le Tour, c'est avoir un vrai feeling avec les gens" dont la sortie est programmée le 18 octobre. Au sommaire : ses débuts dans la compétition cycliste, puis le chemin qui l’a mené à la tête du Tour et lui a permis de côtoyer de grands champions comme Van Looy, Ocana, Merckx...

Mais Jean-Marie Leblanc, c’est aussi un grand catholique. Au cours d’une interview recueillie par le site internet http://www.lavoixdessports.com et répondant à la question “Vous revendiquez votre catholicisme. Vous avez d’ailleurs récemment accompli une partie du chemin de Saint-Jacques de Compostelle ? Pourquoi ?”, Jean-Marie Leblanc a cette réponse :
« Je n’ai pas fait cela comme un pèlerin mystique. Ce sont plus des périodes de sérénité et de simplicité que de foi. J’aime visiter les cathédrales, les églises. On est seul lorsqu’on médite. Ça m’interpelle. Dans une cérémonie d’enterrement, on se retrouve face à sa conscience. Le Christ fut le premier à faire prendre conscience entre le bien et le mal. C’est le plus important. Ma foi est imparfaite mais tant de gens se vantent d’être athée... Je ne vois donc pas pourquoi je ne revendique pas ma croyance. Mais je ne suis pas un dévot. »

lundi 15 octobre 2007

En 2008, Saint-Jacques de Compostelle sur les avions du Vatican

On n'arrête pas le progrès ! Depuis le 27 août dernier, le Vatican fait voler ses pèlerins avec une première ligne Rome-Lourdes. Il s'agit ici d'un accord passé entre le Vatican et la compagnie Mistral Air, propriété de la poste italienne, visant à « répondre à la demande de pèlerins qui veulent visiter les sites de la foi», selon les propres termes du père Cesare Atuire, responsable de l’Œuvre romaine des pèlerinages (Orp).

La compagnie espère transporter 150 000 fidèles chaque année à partir de 2008 à destination de Saint-Jacques de Compostelle, Fatima, la Vierge de Guadalupe à Mexico ou celle de Czestochowa en Pologne.

Le service à bord est adapté à la cible : vidéos religieuses, sièges ornés de l'inscription "Je cherche ton visage, Seigneur", personnel de bord habilité à réciter des prières ....

L'Eglise entend ainsi répondre à la difficulté croissante pour trouver des acheminements vers les lieux de pélerinage tout en développant de nouvelles façons de communiquer.

dimanche 14 octobre 2007

Le Québec, aussi terre de pèlerinages

De nombreux pèlerins du Québec se sont rendus à pied à Saint-Jacques de Compostelle. Beaucoup d'autres prévoient d'entreprendre un jour le long pèlerinage en Espagne. En attendant ce grand jour, ces aventuriers des temps modernes peuvent se défouler et se frotter dans leur pays sur des chemins d'une rare beauté. Quatre parcours ont été initiés au cours des dernières années au Québec. Précisions de Geneviève Girard sur le site internet Le Reflet (http://www.hebdos.net/lrd/edition422007/articles.asp?article_id=186682)

Le Chemin des sanctuaires, entre la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré à Québec et l'Oratoire, est chapeauté par la Fédération québécoise de la marche et représente un parcours de 18 jours. Chaque jour, des groupes de quatre pèlerins quittent pour entamer leur quête sur des sentiers qui ont été inaugurés en 1658. Sur leur passage, des monastères, des presbytères et des citoyens les accueillent alors qu'ils avancent d'un lieu de recueil à l'autre. Il en est de même pour le pèlerinage qui relie la cathédrale d'Ottawa au sanctuaire de Montreal, qui dure en moyenne 12 jours. « Quand les gens arrivent entre deux sanctuaires, ils reçoivent toujours un accueil particulier des personnes responsables de leur arrivée. C'est une démarche humble et belle », mentionne Christine Marie Gladu, directrice des pèlerinages à l'Oratoire Saint-Joseph à Montreal.

Le dernier lieu de pèlerinage québécois à avoir vu le jour a été implanté en Mauricie, au sanctuaire Saint-Antoine-de-Padoue du Lac-Bouchette. Cette chapelle mauricienne de style gothique datant de 1910 est gérée par les Pères Capucins de la communauté de Padre Pio. Elle comporte une impressionnante collection d'œuvres d'arts, de la sculpture à la peinture.

Peu importe le trajet choisi, écrit Geneviève Girard, le but premier de tout bon pèlerin est de décrocher de la vie de tous les jours, de se recentrer et de se retrouver. « Cette une oraison, une conversation avec Dieu, où la foi s'exerce par le corps en mouvement et non seulement par la prière. Bien qu'elle soit partie prenante du trajet, elle laisse aussi place à l'espérance et au goût de se dépasser et d'aller plus loin. »

Le “Journal de La Réunion” à la rencontre des pèlerins de Compostelle

Sur quatre pages signées B.A. illustrées de nombreuses photos, le quotidien “Le Journal de l'île” de La Réunion du 14 octobre 2007 entreprend dans un “Carnet de voyage” une radioscopie des pèlerins réunionnais de Saint-Jacques de Compostelle. Un reportage vivant complété par une fiche technique destinée à préparer les candidats au départ pour ce Chemin. Vous y découvrirez notamment l'existence de deux associations dans l'île prêtes à aider le pèlerin dans son aventure. Extrait :

« Yvon est officier de gendarmerie à la retraite, Pierre-Noé et Suzanne s’activent entre l’hôtellerie et les vignes, le jeune retraité Jean-Claude poursuit ses aventures en solitaire ; José l’assureur s’est trouvé une nouvelle dimension comme conférencier, Daniel se donne à fond dans la vie associative, Aïdée, cadre, communique l’enthousiasme, l’énergie et la détermination à son entourage, Lucien repousse sans cesse la liquidation de sa retraite et enfin Cathy, l’épouse d’un maire du Sud, est une femme au foyer comblée…
« Réunionnais de naissance ou d’adoption, tous viennent de milieux sociaux et d’horizons professionnels différents. Leur tranche d’âge se situe entre 45 et 70 ans. Et pourtant ils ont un dénominateur commun, celui d’avoir fait LE Chemin. Quel chemin ? Mais le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle, bien sûr ! Un chemin classé au patrimoine mondial de l’humanité où les motivations d’aujourd’hui sont diverses : identité à une croyance religieuse établie, à l’expression d’une quête spirituelle ou encore à la nécessité d’un ressourcement ; voire tout simplement une invitation à l’effort et au dépassement des limites quotidiennes tout au long de leur périple. « Yvon, Pierre-Noé, Jean-Claude, José, Daniel, Aïdée, Lucien et Cathy, mais également Evelyne, Alex et bien d’autres pèlerins ou pèlerines assurent plus de 1 000 ans de pérégrinations qui ont poussé un jour des centaines de milliers de pèlerins comme eux, de toutes nationalités, vers Saint-Jacques de Compostelle.»
A suivre sur le site du Journal de l'île (http://www.jir.fr/)
ou directement dans les pages archives :

(http://archives.clicanoo.com/index.php?page=article&id_article=166448&var_recherche
=Saint-Jacques+de+Compostelle)
(http://archives.clicanoo.com/recherche.php?recherche=Saint-Jacques+de+Compostelle
&recherchesans=0&cOU=1&cTRI=3&nb_lb=15&debut_lb=10)
(http://archives.clicanoo.com/index.php?page=article&id_article=166447&recherche
=Saint-Jacques+de+Compostelle)